Après quasiment deux mois d'absence en raison d'une douleur au talon d'Achille, Jean-Christophe Devaux a effectué son retour dans le onze strasbourgeois, samedi face à Rennes. Il aurait aimé que sa reprise coïncide avec la première victoire du Racing.
Désormais, dit le défenseur central, le groupe alsacien n'a plus le droit à l'erreur. Il va devoir lutter jusqu'au bout.
Comment vous êtes-vous senti samedi, sur le terrain ?
Au début, j'étais soucieux car je ne me sentais pas vraiment à 100%. Mais ç'a été de mieux en mieux au fil des minutes.
Aviez-vous une appréhension de rejouer après deux mois d'arrêt ?
Non, mais il y avait plutôt un manque de rythme. Et puis, je ressentais encore de petites douleurs. Mais il fallait que je prenne sur moi car le coach n'avait pas trop le choix en défense. Les sensations sont revenues durant la partie.
« Toujours comme ça »
Est-ce difficile de revenir dans une équipe qui ne gagne pas et doute ?
Ce ne sont pas les conditions idéales, c'est certain. Il aurait été mieux pour moi que mon retour coïncide avec la première victoire du Racing. Mais, dans l'ensemble, nous n'avons commis aucune erreur défensive, donc c'est bien. Mais c'est rageant en même temps car nous nous inclinons.
En tant qu'ancien, et maintenant que vous êtes de retour, avez-vous un rôle à tenir au sein du groupe ?
Oui, je dois essayer de remobiliser tout le monde. De faire prendre conscience à tout le monde que nous sommes très mal. Que tous nos jokers sont grillés, maintenant. Avant la trêve, il nous faut empocher un maximum de points et recoller au peloton le plus vite possible. Il n'y a que quatre points d'écart avec Troyes. Lors de la prochaine journée, il ne doit en rester qu'un seul ! Ce qui est frustrant c'est que, depuis que je suis ici, c'est toujours comme ça. Je n'ai jamais connu une année où nous avons pu respirer. Pourtant, je pensais que cette saison serait la bonne. Mais il va falloir refaire les efforts sinon nous allons plonger.
A titre personnel, vous allez retrouver l'Europe, ce jeudi. Que représente cette compétition ?
C'est bien de se comparer à d'autres équipes de pays étrangers. Cela doit amener un plus au groupe et aux jeunes, surtout. On apprend beaucoup à travers ces matches. J'espère que le match à Bâle nous servira de rampe de lancement pour le déplacement au Mans. L'UEFA doit être un plaisir, un bonus, sachant que la priorité est le championnat. Mais s'il y a quelque chose à faire, nous le ferons. On ne va pas lâcher ça.